Acteur du film Brice de Nice cliché du surfeur. Source internet

De plus en plus le surf se démocratise en France. Ce sport attire de nombreux adhérents de par l'image qui s'en détache. Son ascension ne cesse de croître et ce divertissement pourrait bien s'intégrer au programme des jeux olympiques de Paris en 2024.

Cependant chacun se fait sa propre image du surfeur ou de la surfeuse ; et oui comme chaque sport le surf a ses clichés, mais ceux concernant cette discipline sont plutôt ancrés.

Effectivement le « surfeur-glandeur » ou la « surfeuse blonde » font partie des nombreuses images auxquelles ils doivent faire face.

Ces stéréotypes sont-ils fondés sur une part de réalité ou sont-ils des fantasmes ?

Pratiquant le surf depuis 7 ans, je peux confirmer que ces clichés sont bien présents : au sein même de ma propre famille j'ai pu en entendre : « fainéants », « fumeurs », « stupides »...

Le surfeur icône du « cool » représenté comme un « kéké des plages » : blond, bronzé et musclé. La surfeuse quant à elle se définie comme étant blonde (idiote), bronzée avec de belles formes...ils sont généralement associés à des marginaux notamment par leur style de vie. En effet défini comme des fêtards, des fumeurs de joints, des fainéants, dragueurs, des fans de reggae et de dreadlocks...

Ces clichés peuvent néanmoins s'expliquer de par la révolution culturelle américaine apparue après la seconde guerre mondiale car le surf devient un mouvement libertaire face à par exemple la guerre du Vietnam... En rébellion face à l'ordre et à l'Etat les surfeurs deviennent des « bad boys ». Mais ce sont aussi des musiciens comme les beach- boys, des films comme Point Break qui ont développé cette image de rebelles et de marginaux.

Au niveau féminin, je dirais que la société a décelé l’intérêt croissant des femmes pour ce sport. Représentant la surfeuse comme une femme sexy avec de belles formes avantageuses, un bikini... la société en a fait une image pour les publicités et autre moyens de vente. Les sponsors eux-mêmes n'arrivent pas à se détacher de cette image. Et oui il faut être belle et féminine pour obtenir des sponsors etc. La discrimination des sexes aussi est encore active.

« Il faut outrepasser ces clichés » nous dit-on mais comment parvenir à s’éloigner de l'image de « sirène sexy » ou de « Brice de Nice » si personne ne cherche plus loin que l'image renvoyée.

Le surf est avant tout un sport, une communauté regroupée autour de la glisse.

Chacun est différent surfeur ou non, il possède ses propres caractéristiques et son identité. Ce n'est pas qu'un surfeur !

L'homme pluriel de Bernard Lahire s'applique aussi au surfeur. Ceux-ci ne sont pas que des surfeurs ils sont aussi des fans de musique classique, des littéraires, des scientifiques, des cinéastes, des grands pères passionnés...

Effectivement leur amour pour la mer et la glisse constitue une ancre commune qui fait des surfeurs une si belle communauté. Mais n'oublions jamais qu'un individu est toujours bien plus que ce que l'on pense qu'il est.

Bien que les clichés aient la vie dure c'est à nous de les éliminer !